Archives d’Auteur: Soizic K

La fille au bonnet

  Deux meufs à la peau luisante dansent, elles prennent la lumière du soleil ou des éclairages selon les séquences. Elles font jouer les rayons sur la peau des jambes et des bras, en liserés le long du corps, là où ça rebondit puis se creuse tout bien comme il faut. Ces filles circulent en […]

L’histoire de la petite fille qui voulait être un bourdon

-Mais moi je veux être un bourdon !! Je m’écrie au milieu du gymnase. J’ai cinq ans, on est quelque part dans les années 90. – Ce sont les garçons les bourdons ma puce. Répond la maîtresse, toi tu es une fleur. – J’aime pas les fleurs, elles font rien du tout qu’à faire des […]

Il n’y aura plus personne dans les rues

  Au moment où Zonebbu fourre son gros nez dans le décolleté d’une petite brune complètement arrachée et qu’elle le repousse comme un vieux tas de fripes, je me dis que c’est l’heure. Il est quatre heures du matin, je quitte la fête sans dire au revoir, un appartement avec jolie terrasse à Odéon. Sur […]

Le bleu rose de mes coutures (névroses partie 4)

  – La mode. C’est particulier. Les vêtements. Y en a partout dans la ville, le textile ça fait vibrer la planète In et off, les gros les petits, les maigres, les bossus, les acariâtres, les timides, les frais comme des gardons, les endeuillés, les athées, les religieux, les sans foi ni loi, les rien […]

Ou l’histoire de la prolo inculte et du riche méprisant (parfois aussi bête que la prolo qui elle même méprise les riches)

Discussion Facebook avec Coco. Coco : Johnny est mort ! Ça va remplacer la musique des haut-parleurs du centre ville de Bourgueil ! Soizic : Oh merde le réchauffement climatique va encore passer à la trappe pendant trois semaines ! Coco : Pile au moment où j’y vais ! Soizic : – Bonjour je cherche […]

La mort du bouquiniste

Paris est un putain de parc d’attractions. On est en plein mois de novembre et ils continuent de bâfrer des glaces de chez Bertillon. Les touristes. Ils n’ont pas froid eux, les nuages sont gris et denses, ça pose une cataracte sur le paysage, mais ils continuent quand même de longer la Seine indéfiniment, en […]

Qu’ils se taisent à jamais

    Le type fait un tour sur lui-même, debout au milieu du salon, il a ses cheveux cendrés qui partent en vrille autour des oreilles. La bouche entrouverte m’observe et se crispe par moments. Je suis assise sur le tabouret près du mini bar et finis ma bière. Il est sept heures et demie […]